Spectacle >

La Fille suspendue

Un spectacle immersif à ciel ouvert

À partir du roman "Marx et la poupée" de Maryam Madjidi

Présentation

Vous rentrez dans un espace.

On vous attend.

Vous prenez un sac sonore.

Des sons s’en échappent, ils vous entourent, s’entremêlent et vous font voyager.

Vous voilà en Iran.

Vous êtes avec Maryam.

Elle quitte son pays d’origine pour la France.

Elle témoigne.

On suit le fil de sa pensée, en kaléidoscope.

Ce sont les lieux qui viennent à vous, appelés par ses souvenirs.

Elle raconte son exil, celui de ses parents et ses nouvelles identités qui ne cessent de bouger.

Elle dit le tiraillement entre deux cultures et deux langues.

Elle est encore là-bas et elle est ici. Elle est au milieu, autour de vous, et avec vous.

Vous cheminez avec elle dans un paysage de lieux enfouis ou déterrés.

Avec Maryam, vous êtes proches, intimes.

Vous vivez son récit avec force, poésie et émotion.

Vous faites partie de l’histoire.

 

Note d’intention

 

Animés par l’envie commune de parler d’histoires intimes, fragiles, sensibles, nous nous associons avec Christophe Modica, créateur sonore et chercheur en dramaturgie sonore pour ce nouveau projet de création.

Dans les spectacles de Begat Theater, nous parlons de personnes à l’écart, d’êtres « différents », ceux qu’on ne voit pas, ou qu’on voit mal, et ceux qu’on pense connaître mais qui sont tout autre chose à l’intérieur. Au cœur, les thèmes de la solitude et les difficultés de la communication.

En lien avec l’actualité ou peut-être en réaction, une figure s’impose à nous : l’étranger, l’exilé. Nous cherchons une entrée par la fiction, par une histoire singulière… que nous avons trouvée dans le roman Marx et la poupée de Maryam Madjidi. Dans ce livre nous rencontrons des personnages, une écriture et une sensibilité poétique qui nous touchent et qui résonnent avec notre univers artistique.

Nous avons envie de raconter l’histoire de Maryam en mettant en avant son rapport à la langue et aux langages, thème centrale et fil conducteur de notre création. Son parcours complexe, plein d’aller-retours, qui l’amène à quitter sa langue maternelle pour une nouvelle langue. Le récit de la construction de son identité qui ne cesse de bouger.

Les membres du public forment un « territoire » dans lequel Maryam peut évoluer, une zone d’empathie. Elle sème des histoires, des perspectives de l’avenir. Elle renoue le dialogue avec elle-même et avec ses proches, au présent et au passé, pour ne pas être réduite à la condition d’exilée. Libre de passer d’un monde, d’un univers à l’autre, elle a le droit de se donner l’identité qu’elle choisit. C’est un récit ouvert et complexe d’apprentissage, un partage du sensible.

Nous proposons aux membres du public de faire un bout de chemin avec elle, de l’accompagner et de laisser résonner son histoire avec la leur, comme des ricochets.

 

L’expérience que nous vous proposons

 

Vous arrivez à l’entrée d’un espace vert, un paysage à parcourir. Au seuil, une femme vous attend. Elle écrit au sol le prénom “Maryam”.  Tout commence avec l’acte d’écrire, l’acte de nommer. C’est le point de départ. Elle franchit le seuil et devient “Maryam”.

Quatre “figures” et quatre chariots sont là aussi. Ils vous accompagneront. Ils sont aussi Maryam, ses fantômes, ses racines, sa mémoire, son passé, son futur, son instant présent. Le grand chariot est une scène, une maison, un lieu refuge, un tableau noir. D’autres chariots l’entourent et le suivent, de près ou de loin : la silhouette féminine du chariot-samovar, un chariot-brouette transportant la terre et des chaises enracinées, un chariot-son avec antennes émetteurs.

Des sons s’échappent de sortes de sacs. Vous en prenez un, le mettez en bandoulière. Vous devenez porteur d’une partie de la création sonore qui vous enveloppe, crée des ambiances, vous fait voyager dans le temps, d’un pays à un autre, vous amène ailleurs, vous ramène au présent.

Vous êtes invité·e·s à suivre Maryam, à vivre l’expérience de l’intérieur, à vous déplacer au fil de son récit. Elle vous parle et des espaces narratifs s’ouvrent, appelés par ses souvenirs. Le paysage est habité. En traversant des classes « spéciales » et « normales », des langues enfantées et enterrées, des contes d’exil et des poésies persanes, Maryam chemine et se construit.

 

Les lieux pressentis du spectacle

 

Le spectacle s’installe dans un espace naturel : grand parc, lieu délaissé ou en friche, un espace en bordure, au calme. Un endroit un peu coupé de la ville. Nous embarquons le public à faire chemin avec nous à travers cet espace naturel pour arriver quelque part, ensemble.

Nous nous intéressons à des espaces naturels avec plusieurs ambiances (grand espace ouvert avec horizon, vue sur la nature, vue sur la ville, espace confiné, béton, gravier, herbe, terrain en friche, grands arbres…).

 

Jauge : environ 70 personnes

 

 

Le roman Marx et la Poupée de Maryam Madjidi

Arrivée à l’âge de six ans à Paris avec ses parents militants communistes après la révolution iranienne, Maryam Madjidi raconte dans son premier roman Marx et la poupée la construction de son identité et le tiraillement entre deux cultures.

Un récit construit de bribes, sautant par association d’idées d’une période de sa vie à une autre, de l’Iran à la France, de la peur de la répression à l’arrachement des racines, des souvenirs aux contes. Les sens sont au cœur de son écriture : les sons, les voix, les langues, les odeurs, les goûts… particuliers à chaque culture. Elle invoque les figures de sa vie aux côtés desquelles ses deux langues, le persan et le français, disputent leurs places : sa mère, son père, son oncle, un jeune révolutionnaire, un grand voyou, des professeurs, des amants, et toujours sa grand-mère lumineuse qui l’accompagne dans son imaginaire. Elle raconte aussi les difficultés rencontrées par ses parents : l’abandon de leurs rêves, le renoncement à leur engagement politique, leur vieillesse.

Une histoire de famille, d’enfance, d’apprentissage et aussi une histoire d’exil.

Elle déterre les morceaux de sa vie enfouis, effacés par l’assimilation, et les recompose pour créer une mosaïque unique qui lui est essentielle pour se construire, pour continuer à avancer.

 

Marx et la poupée est le premier roman de Maryam Madjidi, paru en 2017 aux éditions Le Nouvel Attila. La même année, il obtient le prix Ouest-France Étonnants Voyageurs et le prix Goncourt du premier roman.

 

Partenaires confirmés

 

La Direction générale de la création artistique (DGCA) – aide nationale à la création arts de la rue

 

COPRODUCTEURS

Réseau Traverses Association de structures de diffusion et de soutien à la création du spectacle vivant en région Provence Alpes Côte d’Azur

La Passerelle – Scène nationale des Alpes du Sud – Gap (05)

Lieux publics – Centre national des arts de la rue et de l’espace public et Pôle européen de production – Marseille (13)

Théâtre Durance – Scène conventionnée d’intérêt national « art et création » – Château Arnoux/Saint-Auban (04)

CNAREP Citron Jaune Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public – Port Saint Louis du Rhône (13)

Centre dramatique des Villages du Haut Vaucluse (83)

 

 

SOUTIEN ET ACCUEIL EN RÉSIDENCE

Théâtres en Dracénie Scène conventionnée dès l’enfance et pour la danse – Draguignan (83)

Superstrat  Atelier de fabrique artistique – Saint Étienne (42)

 

 

Begat Theater conventionné par la DRAC PACA et le Conseil départemental des Alpes de Haute-Provence.

Dates

Photos