credit : Charlotte Toussaint

credit : E Thiébault

credit : Eric Gaudé

credit : Philippe Laliard

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Les Demeurées

Une installation spectacle d'après le roman de Jeanne Benameur (éditions Denoël)

Entrez dans la boîte étrange, la boîte à histoires.

Présentation

Présentation

De l’extérieur, on ne distingue rien du voyage que l’on va effectuer. Toutes les trois minutes, une sonnerie retentit : un comédien nous invite à pénétrer chacun notre tour à l’intérieur de cette énigmatique structure, livre vivant nous invitant au fil des pages à la rencontre des personnages du roman : La Varienne, l’idiote du village, celle qui perçoit la vie autrement, Luce, sa fille et l’institutrice Mlle Solange, qui a décidé qu’elle mènera cette enfant au seuil du monde, par les mots.

Cette installation / spectacle est une véritable immersion pour le spectateur qui est à la fois témoin et acteur.

 

Sur le roman de Jeanne Benameur, Les Demeurées

La mère, La Varienne, c’est l’idiote du village. La petite, c’est Luce. Quelque chose en elle s’est arrêtée. Pourtant, à deux, elles forment un bloc d’amour. Invincible. L’école menace cette fusion. L’institutrice, Mademoiselle Solange, veut arracher l’enfant à l’ignorance, car le savoir est obligatoire. Mais peut-on franchir indemne le seuil de ce monde? L’art de l’épure, quintessence d’émotion, tel est le secret des Demeurées. Jeanne Benameur, en dentellière, pose les mots avec une infinie pudeur et ceux-ci viennent se nouer dans la gorge.

– édition Folio

 

Commentaire de l’auteur Jeanne Benameur

« Fort, si fort. Ce sont les mots qui me viennent après l’expérience singulière que j’ai vécue grâce au Begat. Les passages solitaires proposés par cette installation des Demeurées m’ont fait revivre l’étrangeté qui m’a habitée pendant toute l’écriture. C’était inattendu pour moi. Bouleversant. Merci de la justesse. C’est un travail rare. »

 

Distribution

Concept / Scénographie : Karin Holmström

Dessins / Peintures : Bénédicte Blanc

Création décor / technique : Philippe Laliard

Direction des acteurs : Erika Latta – WaxFactory

Bande son : Erika Latta et Philippe Laliard

Voix (version française) : Françoise Trompette – Orphéon Théâtre intérieur

Voix (version néerlandaise) : Elizabeth Kestens, traduction Djamila Bekkour et Tine Steeman

Voix (version italienne) : Jeanne Benameur, traduction Flore Giordanengo

Voix (version anglaise) : Dion Doulis, traduction Véronique Otto

Avec : Bénédicte Blanc (La Varienne), Karin Holmström ou Nolwenn Moreau (Mlle Solange), Philippe Laliard (le préposé), et Eric Gaudé

 

Soutien

Soutenu par le Conseil Général des Alpes de Haute Provence et le Conseil Régional PACA

 

La diffusion en quelques dates

Les Correspondances de Manosque (04), Les P’tits Bonheurs de mars, Cuers (83), Lire Ensemble, Salon-de-Provence (13), Festival Les Airs Libres, La Minoterie, Marseille (13) Chalon-dans-la-Rue, Chalon-sur-Saône (71), Festival Le Chahut, aux Mées (04), Cercle de Midi, Fédération Paca du réseau FNTAV, La Valette du Var (83), Itinéraires Singuliers, Dijon (21), Théât’réalités, CCO de Villeurbanne (69), Ca Rue dans les branc’arts à Castanet-Tolosan (31), 5è Biennale Internationale des Arts de la Marionnette – Théâtre de la Marionnette à Paris Théâtre de la Cité internationale (Paris 14ème), PrinTemps de Paroles, Parc culturel de Rentilly (77), Guingettes et compagnies, Palaiseau (91), Onze Bouge, Paris 11e, Festival Renaissances, Bar le Duc (55), Le Fort Antoine dans la ville, MONACO, Fest’Arts, Libourne (33), Festival Eclat, Aurillac (15), Coup de Chauffe, Aubagne (13), Festival de Rue de Ramonville (31), Le Temps Fort, “Quelques p’Arts…le Soar” – Scène Rhône-Alpes, Félines (07), La Penne sur Huveaune (13) – ouverture de saison théâtrale, Carrément à l’Ouest, Port Saint Louis (13), Contes et Compagnie, Etueffont (90) avec la Grosse Entreprise, Les Insolites du Weekend, Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (93), Petites Formes de Cirque, Draguignan (83), Rue(z) et Vous, Valbonne (06), Les Unes Fois d’un Soir, Lessines, Belgique, Les Sarabandes, Rouillac (16), Pronomade(s) en Haute Garonne, Anan (31), Théâtre de la Renaissance, Mondeville (14), Théâtre de l’Olivier, Scènes et Cinés Ouest Provence, Istres (13), Onyx la Carrière, Saint-Herblain (44), Théâtre Durance, projet transfrontalier, Château Arnoux, Villeneuve sur Scène, Villeneuve-les-Avignon (84), Festival d’Avignon-off (84), MJC de Manosque, Manosque (04), Un truc de Fou ! Scène nationale de Cavaillon (84), Happy Culture, Mas-Grenier (82), Festival Le P’tit Strapontin, Petit Couronne (76), Festival Les Insolites, Massy (91), Boun’estival, Bounas (83), Festival Roulez Carros, Carros (06), Pôle culturel de SVET des Coëvrons  Evron (53), Festival Momix, Kingersheim (68), ATP des Vosges – Epinal (88), Printemps des Rues – Canal Saint Martin (Paris 10e), Grange Dîmière, Théâtre de Fresnes (94), Festival Les empêcheurs de tourner en rond, La Tour sur Tinée (06)

 

Vidéo

 

Photos

Presse

La presse en parle :

T T T La plus belle émotion de la saison 2009 en rue ! Dans sa boîte à histoires, le Begat Theater raconte, d’après le roman de Jeanne Benameur, le difficile apprentissage de Luce. Muni d’un casque audio, chaque spectateur traverse en solitaire cette installation-spectacle. D’une pièce à l’autre il découvre les traces d’une vie, les perles d’un espoir, la rudesse des patrons de la petite paysanne. Des silhouettes surgissent des murs, accrochent le regard, vous frôlent et repartent en silence. la beauté de la scénographie renforce l’impact poétique de cette expérience théâtrale unique. Inoubliable ! – Thierry Voisin, TELERAMA, mars 2010

 

Vous êtes Luce, cette enfant au seuil du monde. Entrez dans la drôle de boîte des Demeurées. Quel voyage bouleversant ! Écouteurs sur les oreilles ou se murmure l’histoire, vous devenez, seul pendant vingt minutes, Luce, la fille de la demeurée, qu’une institutrice veut ouvrir au savoir avec une infinie patience. Dans une scénographie poétique et intimiste, hors du temps, vous n’êtes plus spectateur mais acteur d’une histoire qui se noue, capte par le regard des deux comédiennes magnifiques du Begat Theater, touché au cœur et au corps. Un texte puissant qui interroge l’amour maternel, irradiant, et la peur de savoir. A quelle innocence renonce-t-on en apprenant? L’émotion la plus intime et authentique de ce festival. – Midi-Libre, juillet 2011

 

Dans un container en bois, le Begat Theater adapte le roman de Jeanne Benameur… L’adapter sous forme d’ »installation-spectacle » en un parcours solitaire est une idée lumineuse. Dans des espaces exigus configurés comme des pages d’un livre, sous des ampoules nues et au milieu d’accessoires et d’images de l’enfance, on est enfermé dans la parole de l’auteur que l’on entend à travers un casque. Les personnages font des apparitions furtives et silencieuses. Par la scénographie et par le jeu des comédiens, on devient la petite Luce, celle que chérissent la mère et l’institutrice. Et pourtant, on a beau être le centre de leurs attentions, jamais ne s’évanouissent le sentiment de solitude ni la densité du silence tout autour. Par « cette caverne derrière la clarté de son regard’, par ces gestes que la pudeur rendent maladroits, Bénédicte Blanc donne une ampleur inouïe au personnage de la mère. Cette expérience fascinante nous laisse entrevoir l’indicible. – La Marseillaise, juillet 2011